ECOUTEZ LA VOIX DE NATHALIE ROLLEY – AUDIO:

 

La situation sécuritaire qui prévaut actuellement en République Démocratique du Congo, dominée par l’agression rwandaise dans l’Est et le conflit Teke-Yaka dans l’ex Grand Bandundu, a fait l’objet d’un point important évoqué par Patrick Muyaya, lundi 10 octobre 2022, au cours d’un briefing consacré aux questions brûlantes d’actualité ainsi qu’aux décisions et délibérations de la 72ème réunion du conseil des ministres présidée par le Chef de l’Etat, en visioconférence, vendredi 7 octobre. A la lumière de ses allégations, il convient de noter qu’à ce jour, le Gouvernement de la République, sous l’impulsion du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, déploie d’énormes efforts pour, d’une part, récupérer Bunagana sous occupation du M23, et, d’autre part, mettre fin au cycle des violences qui s’incruste, à la suite du conflit Teke-Yaka, dans les trois provinces issues de l’ex Grand Bandundu, à savoir le Kwando, le Kwilu et le Maï-Ndombe. Le besoin de la paix est un besoin immédiat, a-t-il martelé.

S’agissant particulièrement de la situation de Bunagana, le Ministre Patrick Muyaya a fait comprendre que l’enjeu pour le Gouvernement de la République est de récupérer cette partie du pays sous occupation des rebelles du M23 depuis plus d’un trimestre. Ceci passera soit par la diplomatie, soit par la frappe des Forces armées de la République Démocratique du Congo, a affirmé le Porte-parole du Gouvernement. «Le plus important pour nous, c’est que Bunagana soit libéré», a-t-il insisté. Répondant à une question soulevée sur la force régionale de l’EAC déployée dans l’Est du pays, il a indiqué qu’aucune opération militaire ne pourra se dérouler sans l’aval ou l’accompagnement des FARDC. Patrick Muyaya a rassuré que l’offensive de l’armée nationale reste une option d’envergure que n’exclut pas le Gouvernement de la République pour traquer le M23 en cas de refus de se plier aux contraintes diplomatiques.

 

«Aujourd’hui, nous, République Démocratique du Congo, nous avons souscrit à deux processus de paix. Il y a le processus de Luanda, autour du Président Joao Lourenço, il y a le processus autour du conclave de Nairobi, organisé après notre adhésion à la Communauté d’Afrique de l’Est et puis il y a eu cette médiation française entre le Président Kagame et le Président Tshisekedi. Et à tous ces forums où nous sommes partis, nous avons tous souscrit à un cessez-le-feu… Ce n’est pas que les Forces armées de la République Démocratique du Congo ne sont pas en mesure de lancer une offensive pour récupérer Bunagana. Mais, lorsque vous lancez une offensive, il y a des pertes en vies humaines. Vous avez des milliers de déplacés. Et, nous savons tous qu’il y a aucune guerre qui ne commence, qui ne s’achève sur une table. Et comme nous avons souscrit à ce processus de paix, c’est comme ça qu’il n’y a pas d’opérations militaires. Et donc, sur ces questions, il y aura des évolutions», a-t-il rassuré.

En ce qui concerne le conflit Teke-Yaka, le Ministre de la Communication et médias a rassuré que la situation s’améliore dans le Grand Bandunndu et que le Chef de l’Etat ainsi que l’exécutif central veillent à la restauration de la paix dans cette partie du territoire national. C’est dans ce volet qu’il a annoncé la mission humanitaire que le Ministre des Affaires sociales va mener dans les jours qui viennent dans ce coin du pays pour soulager les populations en débandade qui, du reste, vont regagner leurs domiciles en toute quiétude.

 

Nombre de vue 14 total views, Visiteurs aujourd'hui 4 views today

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici