A l’initiative du Président d’Angola Joâo Lorenço, un mini-Sommet s’est tenu mercredi dans la capitale angolaise pour coordonner les initiatives de paix en RDC conduites par la communauté d’Afrique de l’Est et l’Union africaine.

Aux termes des travaux auquels ont pris part les Présidents de la RDC, du Burundi, du Kenya et le ministre rwandais des Affaires étrangères, un compromis a été trouvé sur un document unique de coordination de deux initiatives. Il y ressort notamment au point 8.f la décision de « creation of the conditions for the occupation of M23 currently controlled zones, by the EAC Regional Force, with the support of Monusco and the ad-Hoc Verification Mechanism (D-Day-2) »  [traduction : création des conditions d’occupation des zones actuellement contrôlées par le M23, par la Force Régionale de l’EAC, avec l’appui de la Monusco et du Mécanisme de Vérification ad-Hoc (Jour j +2)].

Dans le draft du communiqué final dont la version française avait fait hier le tour des réseaux sociaux, il était suggéré au point 8.e : la « création d’une zone tampon avec l’appui de la Monusco, du Mécanisme re vérification ah hoc et de la Force régionale de l’EAC, comme prévu dans le cadre de la réunion des chefs d’état-major général de l’EAC tenue à Bujumbura, le 8 novembre 2022 (Jour j +2) ».

Le chercheur Lembisa Tini explique qu’une zone tampon désigne un « espace situé entre deux ou plusieurs parties aux conflits armés et soustrait à leur influence afin de les séparer et de réduire ainsi la possibilité de conflits ouverts entre elles. » Et d’ajouter : « L’État tampon est censé garder politiquement une distance égale par rapport à chacun de ses voisins (donc des antagonistes). Pour cette raison, il est souvent doté d’un statut de neutralité lui imposant le devoir de rester toujours en dehors du conflit armé. »

Ceci explique sans doute la clause de création des conditions de constitution de cette zone tampon consécutive au retrait du M23 de ses localités que devraient, selon le communiqué de Luanda, occuper non pas les FARDC mais la Force régionale de l’EAC. Ceci contredit le gouvernement congolais qui a plus d’une fois martelé que la Force de l’EAC aura une mission offensive et non pas celle d’interpositio

Nombre de vue 20 total views, Visiteurs aujourd'hui 4 views today

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici