Le Premier ministre Sama Lukonde, a présidé ce mardi 15 novembre à Kinshasa, une réunion autour de l’accélération du plan de retrait de la Monusco. Des responsables de la Mission onusienne en RDC et quelques membres du Gouvernement y ont pris part.

Selon le Ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya qui a fait le point de cette rencontre, il a été question de voir en quelle mesure la prochaine résolution renouvelant le mandant de la Monusco, peut prendre en compte les nouveaux éléments, qui visent notamment à « raccourcir le délai » de ce mandant au vu des récents incidents dans l’Est.

«Nous sommes engagés sur un plan de retrait à la suite de plusieurs réunions qui se sont tenues notamment autour du Président de la République après les évènements malheureux que nous avons connus il y a quelques mois où il avait été convenu que nous puissions travailler sur le plan de retrait avec la MONUSCO, y compris pour raccourcir le délai. Dans ce cadre de délai, il y avait des rôles qui avaient été répartis d’une part à la Mission et d’autre part au Gouvernement congolais. La réunion d’aujourd’hui consistait à faire le point sur l’évolution de différents jalons. Vous savez qu’enfin de l’année, il y a une résolution qui vient renouveler le mandat de la Monusco pour voir dans quelle mesure, dans ce mandat, on pourra intégrer les éléments qui viendront notamment dans la partie congolaise dans le cadre du plan de retrait souhaité par notre population et par nous-mêmes,» a indiqué le Porte-parole du Gouvernement.

Par ailleurs, le Vice-Premier Ministre de l’Intérieur et sécurité, affirme que la Monusco et le Gouvernement doivent travailler ensemble jusqu’au jour du retrait tel que convenu.

«Le plus important aujourd’hui c’est que nous puissions évoluer ensemble jusque le jour où, comme nous nous étions dit, nous avons les documents bien signés. Il a été dit que le jour où nous les signons, jusqu’en 2024, les forces de le Monusco se retirent. Il nous a été demandé que leur implication par rapport à ce que nous connaissons aujourd’hui soit également connue de la population. Ils ont demandé que le porte-parole des FARDC puisse aussi dire ce que la Monusco est en train de faire aujourd’hui aux côtés de nos forces armées », a déclaré Daniel Aselo.

La situation humanitaire, liée à l’agression de la RDC par le Rwanda à travers les rebelles du M23 dans le Nord-Kivu, a également été abordée au cours de ces échanges. «L’idée c’est de voir comment nous pouvons apporter le secours à nos compatriotes,» soutient Patrick Muyaya.

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