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published by András István Türke on Sat, 30/05/2015 – 23:52
OPÉRATIONS / MISSIONS RÉCENTES AU CONGO
OPÉRATIONS / MISSIONS
HISTOIRE

– 2000 av. J.-C. à 500 av. J.-C. : Des vagues de migrations bantoues arrivèrent au Congo de la région de l’actuel Nigeria. Les Bantous s’installèrent d’abord sur les côtes et les plateaux du sud et de l’est et évitant la forêt dense. Les Bantous apportèrent l’agriculture extensive qui demande de défricher chaque année de nouveaux terrains
– Vers 1000 : Tout le pays est habité, on cultive principalement de l’igname, traces de poterie.

Apparition des premiers grands royaumes (Kongo, Kuba, Luba, Lunda) vers 1300-1400
La personnalité du roi est déterminante : elle fait la grandeur ou la décadence du royaume; la succession conduit souvent à des guerres civiles. Le commerce d’esclaves se renforce : les esclaves se vendent sur le “marché intérieur”. D’autres migrations de populations issues des régions du Darfour et de Kordofan au Soudan se produisirent au nord du Congo, ainsi que d’Afrique orientale, ajoutant une composante nilotique au mélange des groupes ethniques.

Royaume de Kongo (1390-1914)
Angola/RDC/Congo/Gabon ; capitale : São Salvador (aujourd`hui : Mbanza Kongo en Angola)
Le royaume Kongo était un empire de l’Afrique du Sud-Ouest, situé dans des territoires du Nord de l’Angola, de Cabinda, de la République du Congo, l’extrémité occidentale de la République démocratique du Congo et d’une partie du Gabon. À son apogée, il s’étendait de l’océan Atlantique jusqu’à l’ouest de la rivière Kwango à l’est, et du fleuve Congo jusqu’à la rivière Loje au sud.
Ce pays appelé Kongo était le plus organisé de l’Afrique subsaharienne, car organisé géographiquement en entités administratives, dirigées par des chefs des clans et des terres validées par un pouvoir central basé à Mbanza-Kongo la capitale du pays. C’était un ensemble d’entités fédérées qui se soumettaient à l’autorité d’un pouvoir central. Cette fédération rassemblait quatre entités politiques au xvie siècle : Zita-Dya-Nza, Kongo-Dya-Mpangala, Kongo-Dya-Mulaza et Kongo-Dya-Mpanza. C’est à la suite de cette organisation que le premier explorateur Européen (un Portugais), avait appelé ce pays « royaume Kongo » en référence au royaume du Portugal.
L’empire Kongo était un État très développé, avec un large réseau commercial. À part les ressources naturelles et l’ivoire, le pays fondait et commerçait le cuivre, l’or, les vêtements de raphia et la poterie, disposait d’une monnaie et de finances publiques.
Le royaume du Ndongo (autrefois connu sous le nom de Dongo ou d’Angola) était l’un des nombreux États vassaux du Kongo. En 1518, il établit une ambassade au Portugal, demandant l’envoi de missionnaires et la reconnaissance de son indépendance du Kongo. “Angola” a été inscrit parmi les titres du roi de Kongo en 1535. Peu dupe des aspirations spirituelles du ngola, une mission portugaise débarqua au Ndongo en 1520 mais des conflits locaux et la résistance du Kongo forcèrent les Portugais à quitter la région. Alphonse Ier du Kongo emmena les missionnaires au Kongo et laissa son propre prêtre au Ndongo .Autour de 1556, le Ndongo envoya une nouvelle mission au Portugal, demandant une assistance militaire et offrant de baptiser ses sujets. Cette deuxième mission, dirigée par Paulo Dias de Novais et composée de plusieurs prêtres jésuites, dont Francisco de Gouveia parvint à l’embouchure du Kwanza en 1560. Ce fut un nouvel échec et Dias de Novais retourna au Portugal en 1564, laissant toutefois de Gouveia sur place.

Colonisation portugaise
– 1482 : Débarquement des premiers portugais sous la direction de Diogo Cão
– 1489 : L`Empire congolaise conclut des accords avec les Portugais sur la base de l`égalité (pendant les premiers temps).
– 1491 : Premier roi chrétien, chez les Bakongo.
– 1505 : les missionnaires et commercants d`esclaves portugais commencent la colonisation.
– 1506-1560 : Alphonse Ier devient le nouveau roi chrétien (de l`Empire congolaise) qui a ouvert une période de prospérité, suivie d’une crise profonde. Le commerce d’esclaves se développe pour le commerce avec les Portugais. Le Christianisme est considérée comme source de puissance pour contrer le pouvoir de la sorcellerie.
– 1575 : La fondation de la colonie portugaise de Luanda en Angola a bouleversé en cinquante ans, le régime alimentaire des habitants du bassin congolais : le manioc, plante plus nourrissante et plus facile à cultiver, est introduit et se répand dans les régions forestières, le maïs, qui se récolte deux fois au lieu d’une fois pour le sorgho, dans les régions de savane.
– 1700 : le commerce d’ivoire et surtout d’esclaves s’intensifie à partir de la région proche de l’embouchure du fleuve : entre quatre et six mille esclaves sont expédiés vers les Amériques chaque année. Vers 1780, ce sera 15 000 par an, enlevés lors de raids ou enfants vendus par des familles pauvres et amenés à des commerçants portugais, français, hollandais ou britanniques. Kinshasa est un village-marché qui se développe grâce au commerce qui est devenu intense, mais n’est qu’une étape dans le commerce vers la côte où se contonnent les Européens.
– 1700-1900 : dissolution progressive de l`Empire congolais. Au milieu de son territoire l`Etat Bakuba (ou Kuba) survie jusqu`à 1904, date de l`occupation belge.

Colonisation française (Congo-Brazzaville) et belge (Congo-Kinshasa)
– 1876-1880 : Expédition français du compte Pierre Savorgnan de Brazza, au Congo, pour faire concurrence de l`AIA (Association internationale africaine, fondée par le roi belge Léopold II pour “civiliser” l`Afrique centrale) :
> De Brazza explorait la rive occidentale du fleuve Congo, a conclu un accord de tutelle avec le roi Makako (royaume Butéké) Ier et fit hisser le drapeau français sur la station nouvellement baptisée de Brazzaville en 1881.
> L`expédition de l`AIA menée par Morton Stanley (ayant des difficultés à obtenir du soutien chez les Britanniques) explorait la rive orientale (plus grande) du fleuve Congo et a conclu des accords avec 450 tribus. En 1877 expédition de Morton Stanley a traversé la foret équatoriale. Pendant cinq années, Stanley a été le représentant officiel de Léopold II au Congo. L’action de Stanley permet qu’une personne privée – Léopold II – devienne propriétaire de 2,5 millions de kilomètres carrés ainsi que de la force de travail de ses habitants. Le propriété privée du roi Léopold II a été composé de Rwanda, Zaïre, Burundi. Stanley a entamé la construction d’une piste à l’embouchure du fleuve Congo, le long des chutes, sur 200 kilomètres, jusqu’au Stanley Pool (aujourd’hui Pool Malebo) à partir duquel le Congo est navigable. Au cours de la réalisation de ce projet de nombreux indigènes recrutés de force trouvé la mort. Le comportement souvent brutal de Stanley fut fortement critiqué en Angleterre et lui valut le surnom africain de Bula Matari (« celui qui fend les rochers »). De petits bateaux à vapeur sont acheminés et construits au Stanley Pool.
– 1884 : Stanley a modifié le nom du village de Kintambo, sur le Pool Malebo, le rebaptisant Léopoldville, qui deviendra la capitale du Congo léopoldien (aujourd’hui Kinshasa).
– 15 novembre 1884 : Avec les intérêts des nations européennes en Afrique, la conférence de Berlin, organisée par Bismarck, a eu l`objectif de définir des règles officielles de la colonisation. Le Congo a été attribué comme possession personnelle à Léopold II, dans le but d’en assurer le développement.
– 1886-1910 : Congo (Brazzaville) a été uni avec le Gabon sous le nom Congo Français
– 1910-1958 : Le Congo Français devient le territoire du Moyen-Congo, territoire le plus riche des 4 territoires de l`Afrique équatoriale française (AEF) grace à ces resources de pétrole, d`or et de diamant.

Clivages, conflits internes
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