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« Nous sommes une génération qui a trahi le sang versé. Nous avons craché sur le visage de nos pères qui eux ont aimé ce pays et ont cru en lui », écrit Denis Mukwege. Dans son long message, le médecin demande au peuple congolais de réclamer entre autres son droit à se faire soigner dans des hôpitaux équipés et par un personnel qualifié.

« Dans certains hôpitaux, écrit-il, les lits et matériels remontent à l’époque coloniale. » Il dénonce également le fait que malgré les immenses ressources du pays, les structures de santé soient, selon ses propos, en déliquescence. « Même les cadavres dans nos morgues se décomposent au vu et au su de tout le monde sans prise en charge », ajoute-t-il.

Pour remédier à ces problèmes, Denis Mukwege affirme que la solution n’est pas les élections dont, soutient-il, on sait d’avance qu’elles seront falsifiées. Sans donner plus détails, il ajoute que la solution « est plutôt de lutter pacifiquement pour la libération totale du pays. Après cela viendra le temps des élections libres, crédibles et transparentes ».

Cette position rejoint celle d’une partie de l’opposition qui réclame depuis 2017 une transition sans l’actuel président de la République et avec une commission électorale recomposée.