RDC: CENI, DENIS KADIMA SORT DU SILENCE, UNE TRICHERIE CLASSIQUE SELON LUI

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Le président de la CENI sort enfin de son silence au sujet des questions de grande sensibilité politique : « Il n’y aura plus des députés nommés », a-t-il lâché devant quelques jeunes à Kinshasa. Déclaration qui remet totalement en cause les résultats électoraux de 2018.Il croyait sans doute bien faire lors d’une matinée électorale regroupant des jeunes dans la grande salle du ministère des Affaires étrangères. Et la « révélation » connue de tous est enfin tombée sur le format officiel. Pour Denis Kadima Kazadi, « il n’y aura plus des députés nommés ». Ceci confirme que les derniers scrutins éléctoraux n’ont été qu’une fabrication des chiffres et une redistribution des scores. Chose qui affecte dangereusement la qualité éthique de la dernière administration électorale en République démocratique du Congo.

Corneille Nangaa, faussaire ?

Pourtant, l’ancien président de la CENI avait déroulé son rapport à l’Assemblée nationale devant une plénière fortement représentative. Un rapport critiqué certes, mais finalement acquiescé. Nangaa, ancien président de la CENI qui est cité dans plusieurs rapports d’observation électorale pour des faiblesses de gestion des fonds électoraux est aussi indexé sur la qualité des résultats de la dernière présidentielle. Le député Daniel Safu, par exemple, ne s’est pas empêché d’y revenir lors du dernier débat sur la loi électorale estimant que les arrêts de la Cour constitutionnelle avaient manqué de la consistance de la preuve tout au long du débat sur le contentieux électoral. Ceci revient à dire que l’équipe Nangaa avait failli en ne fournissant pas des plis des résultats à la haute cour, conformément à la loi.Avec la dernière prise de position de Denis Kadima, toutes les allégations de tricherie électorale reviennent à la surface et condamnent le manque de professionnalisme dans le chef de l’équipe sortante de la CENI.

Kadima cherche-t-il à gagner les cœurs des Congolais ?

En faisant sienne l’opinion selon laquelle il y aurait eu falsification des résultats électoraux en 2018, le président de la CENI qui répondait à une question lui posée par un jeune participant, aurait voulu porter une soutane différente de celle arborée par Nangaa. Convaincre de sa capacité à publier les vrais résultats des votes. Or, le film de son investiture l’enfonce toujours dans une posture partisane qui lui colle la casquette d’un agent politique au service du régime UDPS. Sa seule phrase devant les jeunes suffit-elle pour convaincre du contraire ? . Malheureusement, les discussions en cours à la commission PAJ ne lui facilitent pas du tout la tâche. L’on apprend de bonne source que la majorité parlementaire de l’Union sacrée chercherait à contourner la proposition d’article qui exige la publication des résultats électoraux bureau de vote par bureau de vote.

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