A neuf mois des élections, que pensent les Congolais du processus électoral en cours ? C’est le thème d’un sondage rendu public vendredi 30 mars, le troisième sondage commandé par le bureau de sondages BERCI et le Groupe d’études sur le Congo, un centre de recherche de l’université de New York. Plusieurs milliers de personnes ont été interrogées entre 2017 et 2018, dans 25 des 26 provinces du pays, sur le processus en cours qui devrait aboutir à des élections officiellement promises pour la fin de l’année. Et parmi les enseignements de ce sondage, une véritable défiance envers la commission électorale et l’actuel président de la République.
Plus de 95% des personnes interrogées disent s’être enrôlées et vouloir voter. Et pourtant la commission électorale, elle, chargée d’organiser ce scrutin, a perdu la confiance de 69% des Congolais interrogés qui ne la croit plus capable de mener un processus électoral libre, juste et transparent, c’est son plus bas score depuis février 2017. Même chose pour son président Corneille Nangaa, avec 72% d’opinion défavorable.

Mais cette dégringolade dans ce sondage concerne toutes les personnes perçues comme liées à Joseph Kabila ou à la majorité. Le chef de l’Etat en tête, 80% d’opinion défavorable, c’est son pire sondage depuis son arrivée au pouvoir au 2001. 65% des Congolais souhaiteraient le voir annoncer son départ du pouvoir en décembre 2018. Et en début d’année, 74% des personnages interrogés étaient même favorables à une transition sans Joseph Kabila. Bruno Tshibala, son Premier ministre, 70% d’opinion défavorable également. Et si le vote se déroulait aujourd’hui, n’importe quelle personnalité de la majorité, en dehors de Joseph Kabila, se retrouverait créditée d’à peine 17% des voix.

Inversement, c’est l’opposition qui tire ses marrons du feu. La personne la plus populaire selon ce sondage reste Moise Katumbi, même si il passe de 34% l’an dernier à 24% cette année dans intention de vote. Or c’est aujourd’hui l’un des candidats déclarés à être le plus visé par des procédures judiciaires qui pourraient le rendre inéligible. Pourtant, 24% d’intention de vote, 7 points de plus que le candidat de la majorité, ce n’est pas une si large avance et le vote pour l’opposition reste morcelé. Un seul autre candidat obtiendrait plus de 10%, 13% d’intention de vote pour Felix Tshisekedi. Mais tous les candidats de l’opposition réunis représenteraient 66% des personnes interrogées. Dernier enseignement : le soutien aux marches du Comité laïc de coordination.

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L’Ouganda: Remplacement de son chef du renseignement militaire sanctionné par les Etats-Unis

Le président ougandais Yoweri Museveni a remplacé mardi le puissant chef du renseignement militaire, sanctionné depuis décembre par les Etats-Unis en raison de violations des droits de l'homme. Le général de division Abel Kandiho, nommé en 2017, devient envoyé sur les questions de sécurité au Soudan du Sud et est remplacé par le général de division James Birungi, a déclaré le ministère de la défense dans un communiqué. "Il s'agit d'un de ces transferts de routine et réaffectation, en ligne avec les prérogatives du commandant suprême de transférer, réaffecter et nommer les officiers", a déclaré le porte-parole du ministère Ronald Kakurungu cité dans le communiqué. Début décembre, le Trésor américain a annoncé des sanctions contre Abel Kandiho en raison de son implication présumée et de celle de ses services dans de graves violations des droits de l'homme, notamment des passages à tabac, des agressions sexuelles et des électrocutions.   "Dans certains cas, M. Kandiho était personnellement impliqué dans les interrogatoires de personnes détenues, souvent sélectionnées en raison de leurs opinions politiques, de leur nationalité ou parce qu'elles critiquaient le gouvernement", indiquait le Trésor américain. L'armée ougandaise s'était dite "déçue" par la décision américaine. Les dernières années ont été marquées en Ouganda par des actes de répression contre des journalistes, des incarcérations d'avocats ou encore par le musellement de leaders de l'opposition. Le remplacement de Kandiho intervient quelques jours après une visite officielle du fils du président Museveni, Muhoozi Kainerugaba -dont beaucoup pensent qu'il veut prendre la succession de son père -, au Rwanda, pays avec lequel les relations sont tendues. Au cours des dernières années, des responsables rwandais ont accusé Kandiho de collaborer avec des dissidents pour enlever des citoyens rwandais en Ouganda. Mardi, Kainerugaba a félicité Kandiho et son remplaçant pour leurs nouvelles fonctions.

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