Sud-Kivu : ALERTE ROUGE – Denis Mukwege EN DANGER, bloqué à Bukavu

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Bienvenu sur cnt live, C’est la voix de Nathalie Rolley.

Décidemment, le pouvoir a pris l’option d’empêcher le Prix Nobel de la paix de tenir ses deux conférences à Kisangani. Après plusieurs maneouvres, le régime Tshisekedi agit désormais à visage découvert. Il ne se gêne même pas d’interdire le plus ouvertement du monde au docteur Mukwege de voyager pour Kisangani, fustige un membre du comité organisateur.

Depuis les premières heures à Bukavu, les motards ont barricadé la route de l’hôpital de Panzi. Objectif, empêcher au gynécologue de sortir de chez lui. “Nous appelons au peuple congolais et aux nations civilisées de condamner et combattre la dictature de Félix Antoine Tshilombo Tshisekedi et de son gouvernement”, a dénoncé un professeur de l’université de Kinshasa.

SUR AUDIO NATHALIE ROLLEY

Tous les vols sur Kisangani annulés

De manière inexpliquée, tous les vols de Kinshasa – Kisangani et de Goma – Kisangani ont été annulés ce mercredi 17 août 2022. Les organisateurs pointent le pouvoir Tshisekedi qui a empêché selon eux, à plusieurs délégations des scientifiques africains, diplomates occidentaux et autres personnalités de se rendre dans la troisième ville du pays, pour participer aux deux conférences du Prix Nobel de la paix. D’ailleurs, quelques enseignants de l’université de Kisangani ont été menacés de ne pas oser y montrer leur nez. Mercredi soir, le modérateur de la conférence a jeté l’éponge. Son désistement interroge. Des sources concordantes indiquent qu’il aurait été sérieusement menacé. Bien avant lui, c’est le recteur de Kisangani qui avait honteusement renoncé à accueillir les deux manifestations au campus universitaire avançant des prétextes fallacieux.

Après avoir instruit le recteur Jean Faustin Bongouilo Boendy de refuser la tenue des conférences dans l’amphithéâtre de l’université de Kisangani, c’est le tour du doyen de la faculté de médecine. Il devrait faire la modération mais il vient de renoncer à la dernière minute sans aucun motif. Le doyen de la faculté de Médecine de l’université de Kisangani a reçu une forte pression de sa hiérarchie y compris de Kinshasa. Il a cédé pour ne pas probablement perdre son poste, condamne un élu de la Tshopo.

Bien que les deux conférences soient délocalisées à l’Alliance française de Kissangani, le pouvoir bloque tout. Menaces, intimidations et violences sont utilisées pour taire le Docteur Mukwege, hurle un responsable de la société civile du Sud-Kivu.

Mukwege est devenu la bête noire du régime

Depuis qu’il s’oppose à la politique de Félix Tshisekedi, Docteur Mukwege est traqué. Le médecin directeur de l’hôpital de Panzi a dénoncé l’entrée des troupes burundaises sur le sol congolais, considérant “la décision des autorités de Kinshasa comme une humiliation pour le pays”. De même, il a rappelé que nulle part, la SADÉQUE n’a condamné l’invasion rwandaise moins encore le M23 dans le communiqué final du 42è sommet de Kinshasa. Preuve, dit-il, de l’échec de la diplomatie congolaise. Une diplomatie pourtant vantée sur le toit mais qui n’a rien rapporté de concret au pays. “Aucune nation n’a condamné officiellement le Rwanda”. A la place, on se décharge sur le Docteur Mukwege devenu le bouc emissaire des éches diplomatiques et de la politique sécuritaire hasardeuse du régime Tshisekedi, s’indigne un militant pro-démocratie. “Le communiqué du 42 ème sommet de la SADÉQUE, c’est encore un cuisant échec diplomatique de Félix-Antoine Tshilombo Tshisekedi et son gouvernement. Le communiqué officiel du sommet ne condamne pas l’invasion rwandaise mais demande plutôt le renforcement de la Monusco contrairement au discours de Kinshasa qui voulait du départ des troupes onusiennes”, raille un pro-Mukwege.

Deux conférences étaient prévues à l’Alliance française de Kisangani. Docteur Mukwege devait aborder deux importants thèmes. Le jeudi 18 août 2022, à 14h00, le gynécologue devait parler de “la prise en charge des fistules traumatiques”. Un jour après, soit le vendredi 19 à 9h00, le Nobel devait aborder la problématique du “viol comme arme de guerre”. Elles étaient organisées par l’Association des Universitaires congolais en partenariat avec l’ambassade de France et l’institut français de Kisangani.

Merci de nous avoir suivi, Nathalie Rolley Correspondante internationale cnt live, et merci surtout à vous papa Inno.

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