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Joseph Kabila a réuni ce samedi des cadres de sa coalition du Font Commun pour le Congo (FCC), leur demandant de lui communiquer une liste des candidats potentiels de cette coalition au pouvoir à la prochaine Présidentielle.

La Majorité au pouvoir s’apprête déjà à déposer officiellement le nom de son candidat à la prochaine présidentielle. Et alors que des rumeurs annonçant la candidature de Joseph Kabila persistent, ce dernier s’est démarqué cet après-midi. En effet, le Président congolais a rassemblé ce samedi 28 juillet des cadres de sa nouvelle coalition de FCC dans sa ferme privée de Kingakati pour se pencher sur la question.

 

Selon nos sources, des cadres de la Majorité présidentielle et ceux des nouvelles coalitions qui ont rejoint le pouvoir congolais ont été appelés à proposer “quatre noms de potentiels candidats” pour la présidentielle du 23 décembre 2013. Des quatre noms proposés par le FCC, il y a d’abord ceux du ministre du Plan, Modeste Bahati et l’ancien Premier Premier ministre Augustin Matata Ponyo.

Le choix n’est pas encore fait

Joint au téléphone, André-Alain Atundu, porte-parole de la MP, refuse cependant de commenter situation. “Je n’ai pas pris part à cette réunion, donc je ne sais pas ce qui s’y est passé“, dit-il. “Cet appel aux propositions ne signifie pas que le Président va choisir le candidat en fonction de cette liste”, nuance à son tour un proche du Président. “C’est surtout pour prendre la température du groupe“, ajoute-t-il.

Néanmoins, a en croire d’autres sources, le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), principal parti au pouvoir, a préféré présenté le nom de Léonard She Okitundu. Le quatrième est resté secret. “Ce qui est sûr, le futur dauphin ne sera pas de l’Est du pays“, insiste notre source.

Les dépôts des candidatures pour la prochaine Présidentielle s’achèvent au 8 août 2018. D’autres consultations sont annoncées au sein de la coalition au pouvoir. Mais au final, comme l’affirment plusieurs de nos sources, “il revient à Joseph Kabila seul de décider”. “Pourquoi pas lui-même”, interroge un autre député MP sans sourire.